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Pourquoi se reconvertir dans le social ?

Pourquoi se reconvertir dans le social ?

Une fois ce n’est pas habituel, aujourd’hui je suis en mode « Je te dis ma vie » ! ^^

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Qui sait, ce petit texte pourrait être utile pour de vieilles mamans comme moi qui veulent changer leur vie et qui n’osent pas sauter…

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Ok, allez, je vais te dire…

Doudou a 2 ans et demi et sera bientôt de retour à l’école.

Cet événement m’a fait réaliser que ce n’était plus un bébé… JE ne m’exprime pas mal : Ce sera toujours MON enfant (JE l’appellerai « mon lapin » toute ma vie, et il me détestera pour ça).

J’ allais dire qu’il retournerait à l’école, il aurait besoin de moins de maman.

Donc il n’y a pas besoin de rester à temps partiel, je reprendrai à temps plein à partir de septembre.

J’ ai aussi pensé qu’il était grand temps de reprendre ma vie entre mes mains et de faire quelque chose que j’aime vraiment.

Mon travail de jour est intéressant et Je m’entends très bien avec mes collègues.

« Alors, quel est le problème ? Je veux être plus utile que je ne le suis maintenant pour aider spécifiquement les gens.

En outre, je veux aussi gérer mon travail comme je le veux (dans l’administration, nous faisons un peu de ce qu’on nous dit) et ensuite je veux juste apprendre de nouvelles choses, voir de nouvelles personnes.

Mon superviseur a clairement identifié : « Après les poupées, vous devez prendre soin de vous-même. » Elle voulait dire ça « d’un point de vue professionnel » (du côté de la vie privée, je n’ai jamais eu cette impression), c’est tout ! Entre vacances, temps partiel (temps qui grandit luxuriant), encore moins pensé à votre évolution professionnelle. Ne pas être un carriériste, nous voulons encore évoluer un peu à un moment donné.

J’ ai commencé ma carrière en tant que secrétaire aux services sociaux. J’ai aussi travaillé un peu dans un centre de planification familiale et un centre de médecine légale… 7 grandes années où j’ai vraiment aimé travailler où J’ai appris à avoir une vision différente des choses, des gens, des situations…

J’ ai appris à connaître la profession de travailleur social, et surtout j’ai vu qu’elle était faite pour moi ! ፦)

Le concours d’entrée à l’école est sélectif et pas nécessairement simple.

Je me suis inscrit à prepa (examens passés : écrit oral) parce que je pensais 15 ans après BTS, ça pourrait être compliqué… Après tout, j’ai essayé de passer le concours en parallèle pour voir comment ça se passe.

Lorsque vous travaillez longtemps (pour un poste qui laisse peu d’occasions de prendre des initiatives), nous devenons de plus en plus que jamais. J’ai donc cessé d’écrire beaucoup (pour moi, ce qui était très bon en français à l’époque d’une école très lointaine)… J’ai eu 15 et j’étais ravi !

Cette étape à côté, ce n’était plus une question pour moi de « voir comment ça se passe » mais de réussir complètement (ils ne veulent pas de moi pousser deux fois ce stade hyper stressant : oral)

Pour la cavité buccale, il y a 2 tests.

Le premier est un entretien motivationnel (avec une lettre de 2 à 3 pages à préparer à l’avance) avec un jury composé d’une personne de l’école travailleur social ou psychologue ou sociologue.

20 minutes lorsque vous vous présentez pour la première fois, puis répondez aux questions que vous pouvez.

Eh bien, pour moi, l’interview a porté principalement sur les difficultés de cette formation (très longue et engagée dans beaucoup de choses à faire en dehors de l’école) et donc les difficultés qu’elle engendrerait pour moi.

Ouais, parce que, je savais, on parlait beaucoup de mes enfants, de leur jeune âge et de tout ce qui va avec…

Je suis conscient de tout cela, j’ai vu assez de travailleurs sociaux stagiaires en plein stress, avec des souvenirs à donner (et bien d’autres choses) et qui n’ont pas eu d’enfants. Je sais que je vais plus de difficulté que d’autres, mais j’ai aussi ma chérie qui me soutient, m’encourage, me pousse à le faire. Je sais que je peux compter sur lui sans m’inquiéter qu’il fera des repas et vérifie les devoirs des enfants et des miens !

Le deuxième tour consiste en une entrevue de groupe à 1 h 30.

Nous sommes une dizaine et nous devons parler d’un sujet que, bien sûr, nous ne savons pas à l’avance (ah ben autrement ne serait pas drôle) lors du deuxième jury (travailleur social psychologue ou sociologue, jackpot, note, prend des notes et ne dit rien… 1h30 c’est long… Mieux vaut éviter de couper un mot aux autres pour donner leurs idées ou vice versa de rester prosterné dans son coin « Je n’ai pas de phrase. Sur rien. Jamais. »

C’est bien. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai attendu cette épreuve avec une grande impatience !

Après cette interview, nous voyons ce jury décrire individuellement notre position dans le groupe (front de perle) que d’autres (mains transpirantes) et répondre aux questions (regard vide « quel était le début de la question déjà ? « ).

Concentration extrême pour ne pas donner des opinions trop pointues (moui… peut-être… dans certains cas…) sauf parfois vous devez être clair. « Peut-on parfois crier quand quelqu’un n’est pas d’accord avec votre collègue ? Non, je pense que crier est la meilleure façon de ne pas se faire entendre (avez-vous vu ça ? c’est bien dit hein ?)

Eh bien, peut-être, dans l’ensemble, nous avons le droit de crier (un peu) au travail, mais moi avec des psychologues suis suspect. Je préfère dire non, cela évite d’autres questions, peut-être plus embarrassantes.

Et puis un travailleur social éventuel qui peut s’effondrer à tout moment ne peut pas. « Comment êtes-vous interrogé ? Mais qu’est-ce que tu as fait ?

 »

Enfin, pour l’entretien motivationnel, je suis sorti en pensant que sans omission, je n’aurais pas une note unique (j’avais en fait 13) et avec l’impression que je n’étais pas compris. Je me rends compte de la difficulté, mais je sais que je peux le faire parce que soutenu…

Quant à l’entrevue de groupe qui était si terrifiée, je suis sortie heureuse et soulagée. La discussion s’est très bien passée, nous nous sommes rencontrés avant d’entrer, tout le monde était gentil, donc l’atmosphère était plutôt détendue (enfin presque). J’avais branché avec un jeune 18 ans (quand vous pensez à comment elle pourrait être ma fille… Quelle ppff…) au moment de la rédaction, je l’ai trouvée là-bas. Depuis, nous échangeons de temps en temps.

Alors… roulement de tambour… J’ai des résultats cette semaine et… J’ai été accepté ! ! Youhou !

Mon employeur, par contre, ne peut pas me laisser partir début 2014 (c’est déjà une énorme opportunité : elle accepte de reprendre la formation dans le cadre de ses études promotionnelles), donc j’ai dû demander un report au début de 2015. Cela reste un moment stressant (très stressant), car les demandes de report ne sont pas systématiquement adoptés.

J’ ai dû faire beaucoup de pas en 2 jours, ce n’est pas simple et j’attends toujours une réponse.

Si je suis accepté, je serai une priorité pour l’année prochaine et je serai en mesure de choisir mon école. Véritable chance à cause des 3 écoles (récompensées selon le classement) sont 2 qui ne sont pas disponibles pour moi : trop loin et, bien sûr, je ne me vois pas installé là-bas pendant une semaine avec toutes mes courtepointes à la maison !

Le seul léger regret est que je ne pourrai pas intégrer cette promo, tout le monde s’entend vraiment bien ! Eh bien, je suppose que l’année prochaine ils seront gentils aussi, pas de raison !

Les élèves de l’école sont AS, éducation… Par définition, ils sont généralement assez ouverts d’esprit. Je ne me sens pas gêné par mon âge car il y a régulièrement des gens qui font des conversions professionnelles dans ce domaine. Ce ne sont pas des métiers que nous faisons par accident.

Alors je partirai à 3 heures. années d’école, lois complètes, plein de droits scientifiques, politiques économiques et sociales, philosophie, cours d’ethnologie et d’anthropologie (sociologie courte)… et beaucoup de choses en « ie » très intéressant, mais cela prendra beaucoup de travail !

Mais en fait, qu’est-ce que 3 ans dans la vie ?

J’ ai prévu de m’organiser (parce que OUI, je peux le faire) pour aller autant que possible à mon travail pendant la semaine et essayer de garder le WE libre (eh bien… au moins 1 sur 2) faire des voyages avec les enfants et garder les soirées avec des amis le soir. Parce que sans ce moral risquerait un coup…

Ici, ce petit texte pour dire qu’aujourd’hui nous ne faisons pas nécessairement le même travail toute notre vie. Nous pouvons nous interroger à tout âge, dans n’importe quelle situation… Si vous avez un désir, n’hésitez pas… Après cela, il sera trop tard !

A bientôt pour le prochain bricolage… Profitons-en tant que je peux encore ! ; -)

Edition 10/05/2018 :

Suite à toutes les questions que je reçois régulièrement sur le recyclage professionnel, j’ai écrit un article qui tente d’y répondre. J’ai un petit recul maintenant parce que, 3 ans plus tard, ma formation est terminée et j’ai obtenu mon diplôme. Vous pouvez regarder ici si vous voulez !

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